Actualité brûlante

 

 

 

La Commission de Bruxelles devait se prononcer pour ou contre la reconduction  de l’utilisation du Glyphosate (Roundup)* pour 10 ans en Europe.  Commercialisé depuis 1975 -cela ne fait jamais que 42 ans d’épandages et beaucoup d‘années de protestations  diverses.

 

 

 

Parmi les délégués de la Commission, les avis divergeaient (cela étonne-t-il quelqu’un ?) certains en tenaient pour 10 ans, d’autres pour moins  -5 à 7ans.

 

La France partagée voyait  N. Hulot, Ministre de la transition écologique et solidaire  estimer la reconduction  de 3 à 5 ans, pendant que son collègue S. Travert, Ministre de l’Agriculture se prononçait pour une durée de 5 à 7 ans. Aujourd’hui 25 octobre, la Commission européenne vient de remettre à statuer sur le devenir immédiat du Glyphosate, ultérieurement, mais avant le 15 Décembre 2017, date butoir.

 

 

 

Il faut noter qu’en France, la ministre de la Santé, Madame Agnès Buzyn, a déclaré hier 24 octobre 2017, qu'il était IMPERATIF de faire en sorte que le Glyphosate ne soit plus utilisé et que cela devait se faire « le plus vite possible », « sans trop pénaliser » l'agriculture. 

 

Mais comment voudrait-on voir le représentant allemand se prononcer pour l’arrêt de la production du glyphosate alors  que Bayer a proprement absorbé Monsanto ?

 


Le Glyphosate a été classé du bout des lèvres « mutagène cancérogène pour les animaux et cancérigène probable pour l’homme » par le Centre International  de Recherches sur le Cancer, une agence des Nations unies (j’apprécie le probable… ).  Conclusions contestées par l’Agence Reuters…  etc… etc…

 

Tout se passe comme si un invraisemblable imbroglio de publications n’avait finalement pour but que, de guerre lasse, laisser  libre champ à l’application de cette molécule.

 

Et pourtant celle-ci fait pratiquement partout l’objet d’un rejet unanime en raison des dégâts causés sur les utilisateurs… et leurs voisins –au sens large.

 

Alors que l’on connaît toutes les astuces, tous les coups tordus et de toute nature utilisés par les lobbies et le principal producteur – d’ailleurs largement dénoncés par un maximum de medias- on trouve encore moyen de tergiverser.

 

Pour plus de sécurité, ne conviendrait-il pas de suspendre utilisation et production pendant au moins 5 ans, permettant ainsi de procéder à des observations à propos de plaintes déposées ainsi qu’à des essais -labos et plein champ- par des experts internationaux indépendants (Ouhlà !! c’est là que le bât blesse !) hors de toute intervention de la part de la chimie de production, afin d’avoir en mains des données enfin fiables…

 

 

 

Excusez-moi, je rêve ….

 

                                                                     

 

Et, si d’aventure le glyphosate est interdit de production et d’utilisation…. il se trouvera bien un assemblage étranger à toute institution judiciaire nationale ou internationale, réuni sous le mot de tribunal qui « condamnera » les Etats à indemnités pour « obstacle à la réalisation de bénéfices » .

 

 

 

                                                                     

 

                                                                                  25 10 2017                          Jean Parisot